Forum réunion LE forum de l'île de la Réunion
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Auteur Fil de discussion: Le tourisme à la Réunion / Il y a du nouveau.  (Lu 19045 fois)
Jojo
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« Répondre #255 le: 03 Décembre 2009 à 09:38:11 »


Mdr.
La pub pour la promotion de l'ile, elle passe sur les chaines locales.  Choqué

Encore de l'argent gaspiller inutilement. Fâché
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« Répondre #256 le: 03 Décembre 2009 à 19:03:36 »

sur les chaines local mdr! c'est quoi le but? donner envie de rester? mdr
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« Répondre #257 le: 03 Décembre 2009 à 23:47:55 »

sur les chaines local mdr! c'est quoi le but? donner envie de rester? mdr

Le truc , c est que quand on arrive pas à attirer le touriste de base métropolitain ou touriste international, le mieux à faire est de cibler la clientèle locale...
En martinique par exemple, les locaux passent souvent le week end ou les vacances scolaires à l'hotel...
Je ne sais pas comment ça se passe à la reunion...
Mais les locaux permettent aux hotels antillais de survivre...ils se sont meme adapter à la clientèle locale en mettant des kitchennettes dans chaque studio...
En effet, les femmes martiniquaises aiment bien cuisiner des plats antillais  pour leur copain... Cool
Nous sommes gâtés.. Tire la langue

Après le truc, c est que en visant une clientèle locale,ça ne rapporte pas de nouvelles devises au pays...Ce ne peut être considéré comme une exportation...Alors que le tourisme orienté vers l international ou france métropolitaine est considéré comme une exportation...
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« Répondre #258 le: 04 Décembre 2009 à 18:48:11 »

ouai... je sais pas si c'est la mentalité des Réunionnais d'aller à l'hotel...
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« Répondre #259 le: 05 Décembre 2009 à 05:11:51 »

ouai... je sais pas si c'est la mentalité des Réunionnais d'aller à l'hotel...

J'en connais qui passent 2 jours.  Choqué
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« Répondre #260 le: 06 Décembre 2009 à 18:52:41 »

ah ouai quand même lol
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« Répondre #261 le: 10 Décembre 2009 à 03:00:23 »

Sinon pour piquer les touristes de maurice, vous pouvez utiliser notre technique...
Beaucoup de touristes qui font un séjour en guadeloupe font aussi un séjour en martinique en meme temps grace au bateau!
On arrive meme a piquer les touristes de sainte lucie et de la dominique grace au bateau!
Moi, mes prochaines vacances seront a sainte lucie ou a la dominique!
Je paie 99 euros aller retour (pas cher!)et je suis chez mes cousins antillais anglophones!
En fréquentant mes copines sainte luciennes et dominicaises, je vais progresser rapidement en anglais! Grimaçant
ils ont aussi le droit de venir sans visa pour moins de 15 jours!
Je vais pouvoir accueillir mes copines étrangères chez moi!
 Cool Cool
Vive les Antilles!Nous ne sommes pas concurrents mais des frères et partageons équitablement les richesses!
http://www.express-des-iles.com/tarifs.php?id_article=68
Faites de même avec Maurice qui a un million de touriste!


Selon les documents, vous arrivez à piquer 10% des touristes de maurice...
Donc le jour ou maurice aura 10 millions de clients, la reunion aura 1 million de clients automatiquement...
 Cool
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« Répondre #262 le: 10 Décembre 2009 à 05:04:49 »

Distance  Guadeloupe - Martinique ?
Et durée du voyage en bateau et avion ?
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« Répondre #263 le: 10 Décembre 2009 à 13:09:44 »

Distance  Guadeloupe - Martinique ?
Et durée du voyage en bateau et avion ?
La distance entre la guadeloupe et la martinique est de 169km...
La durée est de 4 heures en bateau et de 30 min en avion...


 Entre les départements d'outre-mer :

Guadeloupe (Basse-Terre)- Martinique (Fort-de-France) : 169 km.

Guadeloupe (Basse-Terre) - Guyane (Cayenne) : 1 597 km.
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=A33AB799577A6474B39933E341A75061.tpdjo06v_3?cidTexte=LEGITEXT000019697074&dateTexte=20091119
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« Répondre #264 le: 15 Janvier 2010 à 09:49:59 »


Tourisme : une activité sans avenir…
Citation

Alors que nous venons de subir une crise sans précédent avec la raréfaction des touristes pour cause de chikungunya, que de nombreux guides ont dû interrompre leur activité afin de tenter leur chance en métropole, que nous ne faisons même pas 300.000 touristes/an (Maurice en fait 800.000), nous constatons que rien n'est fait pour le développer :

-des offices de tourisme qui ne proposent pas l’ensemble de l’offre touristique mais simplement celle de leur secteur ce qui oblige les touristes à en fréquenter 4 ou 5 durant leur séjour pour avoir une info globale…

-des prix de billets d’avion exponentiels et un confort médiocre (savez vous que les pilotes appellent la ligne Métropole/Réunion, la ligne des "favellas" ce qui en décourage beaucoup…)

 Le plus extraordinaire, c’est que depuis presque 2 mois nous sommes en vacances avec un  afflux touristique certain. En Métropole, l’été ou dans les stations d’hiver, tous les acteurs du tourisme rivalisent pour être présents et proposer des prestations de qualité… Qu’ai je constaté hier Jeudi ? La chapelle pointue "exceptionnellement fermée durant un mois", les lazarets de la grande chaloupe, éminent lieu d’histoire fermés… Je ne parlerai pas par pudeur des lieux patrimoniaux proprement abandonnés (église St-Thomas des indiens ; maison rouge 2e lazaret et celui de la ravine à jacques etc…) et des restaurants fermés en nombre comme si les touristes ne les intéressaient pas. En quelques minutes, nous avons vu sur ces lieux d’histoire et de mémoire, plusieurs dizaines de touristes déçus, repartant bredouilles. Et amers d’avoir perdu leur journée…

Cela me fait penser à tout ceux qui enthousiastes de voir le volcan et qui s’en retournent bredouilles rembarrés par les autorités sans avoir vu la moindre coulée, ayant gâché leur nuit ou leur journée alors qu’on aurait dû depuis longtemps aménager des plate-formes et des chemins d’accès pour canaliser les visiteurs

Comment espérer développer le tourisme dans ces conditions-là ?

Messieurs les responsables du tourisme, quand écouterez vous enfin "les petits", ceux qui font venir à la Réunion des gens qui en repartiront enchantés, prêts à y revenir dès que possible
Patrice LOUAISEL
Un "petit " acteur du tourisme
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« Répondre #265 le: 16 Janvier 2010 à 13:36:42 »

Le prefet est nul !
Nous sommes en plein vacances, et il n'arrive même pas a faire arreter la pluie !
Pourquoi on paie Meteo France???
Ils sont en greve pour faire chier Sarko, ou quoi?

Scandaleux !
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« Répondre #266 le: 12 Février 2010 à 07:50:43 »

Des touristes de croisières sont de retour dans ma ville, ils sont accueillis par la pluie.

Ils recherchent des cartes postales et il y en a pas, ni dans les librairies, ni chez le boucher!!!

Ils veulent un magasin de souvenir, je leur dit qu'il yen a pas ici!
Je les conseille de partir à St Paul ou St Gilles mais pour ça se faire plumer par les taxis et ils ne peuvent pas et ils restent pas longtemps...

Comment voulez vous que le touriste soit contents...
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« Répondre #267 le: 13 Février 2010 à 06:02:12 »

l ile maurice fait rever les francais....
Retraite: les Français rêvent d'outre-mer
Les destinations ensoleillées et maritimes sont plébiscitées par les seniors. En tête arrivent les DOM (24%), suivis du Maroc ex-aequo avec l'île Maurice (21%).

12 FEVRIER 2010
photos: cc mcohen.chromiste
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Si les Français pouvaient partir vivre leur retraite au soleil, 24% choisiraient la France d'outre-mer, selon un sondage Ipsos pour Pleine Vie, Domitys et Dyar Shemsi, publié le 12 février. Pour une même proportion, se prélasser au soleil durant sa retraite est synonyme d'évasion par rapport à la France. Près d'une personne sur deux hésiterait toutefois à franchir le pas à cause de la famille.

Selon ce sondage mené auprès des 50 ans et plus, les destinations ensoleillées et maritimes sont plébiscitées pour passer sa retraite. En tête arrivent les DOM (24%), suivis du Maroc ex-aequo avec l'île Maurice (21%). Un choix tout réfléchi à en croire le magazine Pleine Vie. Selon lui, "ces régions et pays sont francophones et financièrement accessibles. Ils disposent d'infrastructures de qualité (santé et télécommunications) et sont culturellement proches".

Pour les Français interrogés, partir au soleil à l'étranger s'explique dans un premier temps par une volonté "d'évasion par rapport à la France" (24%). "Faire face à la baisse du pouvoir d'achat" (17%) et "recommencer sa vie" (14%) sont ensuite le plus fréquemment cités.

Aller s'installer à l'étranger ne se ferait toutefois pas sans sacrifices. Ces derniers pourraient faire changer d'avis le retraité. Près d'une personne sur deux (49%) aurait peur de perdre son réseau familial. Très loin derrière, "le manque de qualité de l'environnement sanitaire" (14%) serait la deuxième crainte susceptible de retenir le retraité, devant la peur de perdre son réseau social d'amis (12%).

Du côté des motivations, avoir du beau temps tout le temps (40%), une meilleure qualité de vie qu'en France (16%) et gagner en pouvoir d'achat (12%) pourraient le plus inciter les retraités à s'expatrier.

Si l'envie d'évasion des futurs retraités semble forte, au vu de ce sondage, 76% ne souhaiteraient s'expatrier que temporairement dans l'année. Seuls 7% pourraient partir tout au long de l'année.

Ce sondage Ipsos pour Pleine Vie, Domitys et Dyar Shemsi a été réalisé du 18 au 21 décembre 2009, auprès de 813 personnes de 50 ans et plus, issues d'un échantillon de 2.000 personnes, représentatif de la population française, par téléphone et selon la méthode des quotas.
http://voyages.liberation.fr/actualite/retraite-les-francais-revent-d-039-outre-mer
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« Répondre #268 le: 15 Février 2010 à 05:57:34 »

 Tourisme : pourquoi ça ne décolle pas

CLICANOO.COM | Publié le 15 février 2010

Depuis des années, notre île peine à dépasser le cap des 400 000 touristes (dont une moitié de clients affinitaires) alors que le voisin mauricien en affiche plus de 900 000 par an. A l’aube des élections régionales, état des lieux de ce qui coince, et tour d’horizon des propositions pour enfin créer une filière touristique digne ce nom.

Le jeu des comparaisons risque d’agacer certains. Mais il est implacable. Quand on évoque Maurice, on pense lagon, belles plages, hôtels luxueux. Quand on parle de la destination Réunion... “Rien ne vient spontanément à l’esprit”. Le constat émane d’une directrice d’agence de voyage. Un comble pour une île qui dispose d’atouts naturels sans équivalent dans la zone : un volcan, des cirques aux paysages extraordinaires, des lieux de randonnées exaltants... L’IRT a beau multiplier les campagnes de promotion, la Réunion ne possède toujours pas d’image de marque touristique, sinon un slogan éculé “l’île intense”. “On n’arrive pas à se positionner sur un argument distinctif”, constate René Barrieu, ancien directeur du CTR, aujourd’hui consultant en tourisme. Conséquence : “Le réseau de vente national des voyages ne considère pas la Réunion comme une destination de référence”. Les statistiques le confirment. Dans les 369 000 touristes recensés en 2008, seulement 140 000 étaient des vrais touristes d’agrément. “Le marché affinitaire (familles, amis) devient notre marché principal, alors qu’il a vocation à être un marché de complément. C’est inquiétant”, juge René Barrieu.

Une communication mal ciblée

Depuis plusieurs années, le CTR puis l’IRT ont fait le choix de centrer les campagnes de promotion de la Réunion sur le territoire métropolitain. Discutable selon les professionnels qui regrettent que notre île soit invisible depuis l’étranger. Là encore, les chiffres parlent : seulement 11% des touristes qui séjournent dans l’île sont d’origine étrangère. Soit moins de 40 000 personnes, principalement des Allemands, Suisses et Italiens. "Il faut revoir la communication, s’adresser davantage à une clientèle internationale pour faire monter les standards hébergement", soutient Catherine Frécaut, directrice général de Bourbon Voyages, et vice-présidente du syndicat national des agences de voyages. D’autres estiment qu’il faut collaborer davantage avec Maurice et ses 900 000 touristes. Y mener des campagnes d’affichage dans les hôtels, travailler sur des circuits de voyage combinés. Cela implique plus d’euros dans la promotion. Plus en tous cas que les deux millions dépensés par l’IRT pour sa dernière campagne, au demeurant très réussie. "L’augmentation des moyens de promotion ne garantit pas le succès d’une communication, mais la non augmentation de ces moyens est une garantie d’échec", dixit René Barrieu.

Un problème de gouvernance

En théorie, le conseil régional devrait être le pilote de la politique touristique de la Réunion. Sur le terrain, les professionnels déplorent un manque de volonté politique autour du tourisme. "Il n’existe pas de vraie filière économique autour du tourisme", rappelle Catherine Frécaut. "Il n’y a que des grands discours politiciens qui ne font rien avancer", critique Agnès Lavaud, présidente du syndicat des professionnels d’activités de loisirs. C’est vrai qu’il y aurait à redire sur la part du budget de la Région allouée au tourisme : moins de 13 millions en 2008, sur un gâteau de 460 millions d’euros. Un peu juste pour espérer doper une industrie économique pourtant structurante, qui représente actuellement 9 000 emplois directs, mais qui pourrait en générer 15 000, dans un contexte favorable. Si la gouvernance politique est insuffisante, celle des professionnels n’est pas non plus exempte de tous reproches. Dialogues de sourds, conflits d’intérêts, querelles syndicales entre l’UHR et l’Umih, difficile de faire parler d’une même voix tous les professionnels du secteur. Pourtant, un travail d’équipe et des compétences partagées s’imposent. "Il serait souhaitable de créer un comité de pilotage pour assurer la coordination des actions entre les élus et les socio-professionnels", propose Agnès Lavaud. L’ancien ministre de l’Outre-mer, Yves Jégo, avait évoqué la constitution d’un GIP du tourisme. Reste à désigner un capitaine, pas trop marqué politiquement ni trop syndiqué, qui fasse l’unanimité. Pas gagné.

Pas assez de lits

"On souffre d’un paradoxe aberrant. D’un côté, nos hôtels sont à moitié vide. De l’autre, ils sont obligés de refuser certains clients, par manque de place", relève Catherine Frécaut. Avec seulement 2175 chambres d’hôtels, la Réunion est l’un des départements les moins bien dotés de France. D’après les professionnels, il en faudrait au moins le double pour tirer l’industrie vers le haut. "Plus de chambres, c’est plus de tour opérateurs, plus de pression sur la demande aérienne", analyse Catherine Frécaut. Philippe Doki-Thonon, représentant la branche hôtellerie de l’Umih, partage le constat : "Une destination commence à être visible à partir de 10 000 lits. Là, on peut se permettre d’avoir une politique commerciale agressive. On en est loin". Faute d’hébergement suffisant, les agences de voyages sont en effet contraintes de refuser des clientèles de groupe et des séminaires professionnels. Plus de lits, mais où ? Les voyagistes pensent à la zone du volcan, au sud, également au littoral de l’ouest. Quels types d’hébergement ? "Privilégions les petites structures de charme (100-150 chambres), sans tomber dans les blocs de béton", propose Catherine Frécaut. Un petit hôtel par ci, un autre par là, difficilement envisageable vu la rareté du foncier. Outre de nouvelles structures d’accueil, René Barrieu en appelle à la construction d’un centre de congrès, "pour regagner cette clientèle de groupe qui fait défaut".

Des prestations pas à la hauteur

Si l’accueil est un gage de séduction, le niveau de services l’est tout autant. En la matière, on sait que la Réunion est encore loin d’être exemplaire. Les professionnels font remarquer que de nombreux sites touristiques majeurs sont encore dépourvus de toilettes. "Une fois, on a envoyé un groupe de 250 croisiéristes au volcan. Une fois là-haut, pas de restaurant, pas de lieu pour faire leurs besoins", soupire la directrice de Bourbon Voyages. De même, l’hygiène de certains gîtes laisse franchement à désirer. Draps sales, cuisine médiocre... Autre carence, le niveau d’accueil dans les offices de tourisme, voire certains hôtels, où le personnel n’est pas toujours à l’aise avec l’anglais, manque de courtoisie. Des détails qui comptent dans le bilan d’un séjour. Et qui conditionnent le bouche-à-oreille sur la destination.

Des barrières réglementaires

Force est de constater que les grands groupes hôteliers ne se bousculent pas pour investir à la Réunion. Derniers en date, les Mauriciens de Naiade, qui ont racheté en 2007 le Grand Hôtel du Lagon et les Villas du récif. Au-delà d’une rentabilité incertaine, beaucoup d’investisseurs sont découragés par le manque de foncier pour s’implanter. Entre les contraintes du Sar, les terrains agricoles, les zones protégées (parc national, réserve marine), pas facile de dénicher des parcelles constructibles. Egalement concernés, les professionnels des activité de loisirs en pleine nature. "Nos espaces de pratique se réduisent à cause d’une réglementation contraignante et arbitraire. Les sentiers de randonnée n’arrêtent pas de fermer, il y a une menace sur l’aire d’atterrissage de parapente à Saint-Leu", énumère Agnès Lavaud. Parapente, plongée, activités d’eaux vives, ULM, balade en mer... Il existe une centaine de micro-entreprises de loisirs. Elles sont source de 600 emplois et génèrent un chiffre d’affaire annuel de 10 millions d’euros. Considérable à l’échelle d’une petite île. Or, le potentiel en matière de sport nature reste sous-exploité. "Un touriste pratique au moins deux activités pendant un séjour d’une semaine", rappelle Agnès Lavaud. Encore faut-il les faire connaître. A quand des packages intégrant hébergement et circuit d’activités de loisirs, clés en main ?

Des prix dissuasifs

On en vient au nerf de la guerre. Comptez plus de 200 euros la nuit pour un couple dans un quatre étoiles de l’île. Et encore, sans la demi-pension. Pour une semaine, la facture atteint vite les 1500 euros. Au jeu de la concurrence, c’est vite vu. "Faut être clair, le niveau de prestations ne justifie pas ce tarif", admet Catherine Frécaut. René Barrieu est sur la même longueur d’ondes : "Dans un marché où l’offre dépasse la demande, la notion de prix est un frein. Il y a plus compétitifs que nous, c’est certain". Certes, replaçons les choses dans leur contexte. Ici, les charges de personnel pèsent autrement qu’à Maurice. "Sur l’île soeur, quand les hôteliers font des promos, ils rognent sur les bénéfices. Ici, promotion rime avec travail à perte. Il serait suicidaire de se lancer dans une politique de prix cassés, analyse René Barrieu. Il faut miser sur une politique de qualité, offrir un hébergement de standing international, attirer une clientèle plus aisée, comme aux Seychelles". Pour cela, il faut que les prestations suivent.

Un marché aérien trop restreint

Pour faire venir des touristes, il faut des avions, de gros avions. Tant que la Réunion ne sera desservie que par trois compagnies aériennes françaises, il n’y aura pas de miracles. Le prix des billets restera rédhibitoire, inabordable pour un vacancier sur deux : plus de 1000 euros par tête en haute saison. Pour ce budget, rappelons qu’on s’offre une semaine de voyage organisé au Brésil, au départ de Paris. L’arrivée de compagnies étrangères changerait-elle la donne ? Légalement, rien les empêche de se poser à Gillot ou Pierrefonds demain. "Mais ça ne les intéresse pas, elles ne trouvent pas leur compte", rappelle René Barrieu, en glissant que des compagnies comme British Airways et Lufthansa ont tenté des approches, sans suite. A défaut d’une desserte directe, le consultant en tourisme pense que "des escales en Europe sur des marchés ciblés (Allemagne, Italie, Espagne) permettraient de créer du flux". L’appel du pied s’adresse à Air Austral. "Prendre contact avec la Chine et la Nouvelle-Calédonie, c’est bien, mais à court terme, la Réunion a plus de chances d’attirer des touristes européens qu’asiatiques". Reste l’alternative des compagnies à bas coût. Gérard Ethève, PDG d’Air Austral, promet une révolution avec l’arrivée d’un A 380 "law fare" en 2014. D’ici là, ça laisse le temps de construire quelque chambres supplémentaires.

Vincent Boyer
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« Répondre #269 le: 15 Février 2010 à 18:10:09 »

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Maurice : Un port de croisière inauguré aujourd'hui


Aujourd'hui est un jour important pour le ministère du tourisme de l'île Maurice. Nos voisins sont à quelques heures d'inaugurer, à Port-Louis, un port de croisière destiné à développer le tourisme en bateau de croisière.

Maurice : Un port de croisière inauguré aujourd'hui
Tous les ans, une trentaine de navires de croisière débarqueront à Port-Louis. Avec un port de croisière inauguré ce matin, les Mauriciens entendent développer d'avantage ce type de tourisme.

En fin de matinée, le Vice-premier ministre et ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval, procédera à l’inauguration officielle du nouveau Terminal de Croisière à Les Salines, à Port-Louis, souligne le journal l'Express mauricien. Ce port pourra accueillir des bateaux allant jusqu’à 300 mètres de longueur, précise le site. Et surtout, il permettra de créer un cadre d'accueil qui n'existait pas jusqu'ici.

Quelques 25 navires de croisière ont accosté en 2009, avec plus de 28 000 passagers à bord. Ces touristes passent deux à trois jours à Maurice avant de repartir vers une autre destination. Cette année, une trentaine de paquebots sont attendus. Ils transporteront plus 35 000 croisiéristes.

Les autorités ont donné à ce port de croisière le nom de Christian Decotter, un ancien professionnel du tourisme, décédé en 2003. Il était le directeur de l’Agence Concorde, mais était aussi membre de l’exécutif du Parti Mauricien Social Démocrate.
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